mercredi 29 juillet 2015

Klaus Kinski

 
Jamais ni lui ni ses personnages n'acquirent et le cool air de Dieu et la beauté du diable, préférant cet entre-deux inconfortable aussi dérangeant qu'halluciné, dans la récurrence des ni et l'apport tansé des mais.

Klaus Kinski - Graphite sur papier
Klaus Kinski - Graphite on paper

2 commentaires:

galien a dit…

J'ai écouté y a pas longtemps un reportage sur sa relation avec Herzog.
Terrifiant.
Kinski était un grand acteur, à moitié dingue...
J'aime beaucoup ce dessin parce que justement il montre la partie calme de Kinski, tout en faisant sentir une pression très forte, et il ne faudrait pas grand chose pour une explosion de colère...

Thierry COQUELET a dit…

Galien > Sa réputation sulfureuse et colérique le précédait partout, le rendant peu recommandable déjà de son vivant. Après sa mort, d'autres révélations sur les relations qu'il entretenait avec ses enfants, l'une de ses filles en l'occurrence, complétèrent le portrait déjà bien sombre d'un sinistre individu (je distingue volontairement l'homme du comédien).
S'il n'avait été qu'halluciné, faire sa caricature aurait été assez simple. J'aimerais pourtant parvenir à décrire le trouble qui l'envahissait, cette absence de sérénité, et le rendre inquiétant sans user d'aucun effet visuel auquel on penserait immédiatement, tel que le visage congestionné, les yeux exorbités, etc. Même la langue fourchue, ici, est de trop.
Dessiner un volcan capable d'exploser à tout moment, sans en montrer ni le cratère, ni les fumerolles, et encore moins la lave incandescente n'est vraiment pas simple...