mercredi 29 janvier 2020

Au stylo progrès

Jodie Foster

Ce début d'année marque le retour du stylo-bille pour quelques mises au net de croquis plus ou moins récents. Et c'est l'éternel débat des anciens et des modernes qui s'insinue comme à chaque fois entre les hachures. Pourquoi passer tant d'heures et de jours sur un dessin, à s'esquinter les yeux sur de si petits détails, alors qu'une peinture numérique diviserait ce temps-là par quatre ou cinq ? Oui, pourquoi ?

Jodie Foster

Bref, j'aime bien le stylo-bille. Et aussi le pinceau, son corollaire, pour couvrir délicatement d'acrylique blanche les petites taches d'encre de l'indélicat stylo.

Jodie Foster - Stylo-bille sur bristol
Jodie Foster - Ballpoint pen on Bristol board

2 commentaires:

galien a dit…

Il n'y a que le résultat qui compte, peu importe l'outil à mon sens.
Mais le résultat est double :
Il a la perception du spectateur, qui lui peut éventuellement s'intéresser à la technique, mais qui reçoit en tout premier lieu une image, une esthétique qui va le toucher, ou pas.
Avant cela, il y a la quantité de plaisir que tu vas recevoir en déployant ta technique, tes crayons, et c'est crucial : plus il y a de plaisir, plus grandes sont les chances de réussite (à mon avis, mais je suis mal placé pour en parler). Et puis la quantité d'effort peut-être une source de satisfaction : quand on sait l'énergie induite, le résultat peut être d'autant plus savoureux. Comme l'échec en fait...

Et puis i l y a l'échange entre les spectateur et toi, l'histoire que vous vous racontez au travers du dessin.

Pour résumé, peu importe la technique, il faut juste que ça te corresponde, et c'est le meilleur moyen d'en tirer le meilleur ! :)

Signé : un dessinateur jamais satisfait de son travail... :D

JFK a dit…

Pourquoi ? Parce que le stylo-bille est le résultat direct du mouvement de la main et cela se voit : le résultat est optimum. Le numérique est comparativement "grossier"., "brouillon"… mais, il est vrai, rapide (de fait peut-être un peu trop rapide, à l'instar du fast-food de l'art culinaire ?).

Ce que rajoute le stylo-bille, c'est le résultat de la technique de la gravure : les hachures. Formes géométriques qui par leur structures finissent par simuler les milles micro-plis de la peau, ajoutées à la géométrisation de la caricature offre un jeu subtil de l'abstraction et du réalisme… un plaisir subtil (pour ne pas dire une grande joie quand l'expression du personnage représenté est juste) pour notre cerveau.

Ce temps long consacré au stylo à bille est récompensé par le résultat.

Petit bémol dans mes propos, le numérique permet une colorisation assez réussie des dessins au stylo-bille.

Avec toute mon admiration pour votre travail et mes remerciements pour vos partages.
Jean-François Klotz