mercredi 21 avril 2010

Marlène Dietrich

Marlène DietrichL'enjeu, bleu naturellement, en valait-il la peine ? Lis, lis, Marlène, et dis-moi ce que tu en penses.

Marlène Dietrich - Stylo bille sur papier
Marlene Dietrich - Ballpoint pen on paper

19 commentaires:

FreZ a dit…

J'ai une petite chanson qui me trotte dans la tête en regardant cette magnifique réalisation
"Vor der Kaserne
Vor dem großen Tor
Steht eine Laterne
Und steht sie noch davor..."

Tu as réussi admirablement à rendre ce flou, ce côté "halo" (qui est à l'appareil ?), de l'image initiale. C'est scotchant ! Et pour le personnage lui-même, tout est dans les yeux, les sourcils. Rien que cette tranche et on plonge dedans...

Hmmm mmmmm
Mit Dir Lili Marlen ?
Mit Dir Lili Marlen ?

Guillaume Néel a dit…

Superbe, et très sensible !!!
C'est cheveux qui partent comme de la fumée de cigarette, ce visage immaculée qui transperce ce rendu de brouillard que tu as réalisé...
Ta gestion du contraste et de la technique du tramage au bic est d'un finesse impressionnante.
Je sais que la photo de source est superbe comme le modèle, mais ce que tu en as fait...

En réponse à ton apotrophe, Marlène dit :"Triche et déforme la réalité, elle n'en est que plus belle !"

Mr Loulou a dit…

superbe lumière, très beau comme d'hab.

Maëster a dit…

... Quel bonheur.

Et quelle claque d'admirer le simple plaisir du geste, là où d'habitude l'enjeu pleut.

C'est tout simplement magnifique, cher Thierry.

Stéphanie a dit…

Superbe ! Ces boucles, ces yeux,.. Wouaw !

Grand a dit…

Fascinant!
Cette pureté du trait, cette finesse dans ta technique enrichit même la beauté, la caricature délicate qui en résulte devient une splendeur à son tour, bref, un vrai délice... et une vrai leçon.
Bravo Thierry!

Denis a dit…

Je reste sans voix... une de tes plus belles carricature, une grande sensibilité dans l'expression du personnage tout comme dans le traité, tout en finesse et en douceur... et l'éclairage est superbe.

Charles DA COSTA a dit…

c'est ça le bonheur.

C'est l'apanage des grands.le don,tout simplement merveilleux,mon ami!

charlieM a dit…

A court de superlatifs.:D C'est sublime, le traite "floute vaporeux" des photos glamour, l'ombre des cils sur la joue, le contraste est parfait,la delicatesse des ombres sur les paumettes et sous les levres...wow....
..et tout ca avec un bic...nan, mais serieux...

la derniere fois que j'ai utilise un bic, c'etait juste pour signer un papier et j'ai trouve le moyen de le faire baver partout.

BODARD a dit…

J'en reste sans voix, une fois de plus. J'aime beaucoup dans celle-ci la façon dont tu as "géometrisé" ("ricordisé") les éléments du visage et particulièrement le nez. Ce style va trés bien à ton trait de stylo. PS : le fond blanc passe trés bien ;O)...

Stephan a dit…

Encore une fois le traitement (mais le trait-te-ment pas) est magnifique. Je suis définitivement conquis. A quand une nouvelle vidéo de votre main et de votre bille caressant le papier?

Francky a dit…

Tout a été dit plus haut et cela m'arrange car j'ai une fois de plus la joue qui chauffe.
Tout en délicatesse, Bravo, belle sensibilité.

Thierry a dit…

FreZ > C'est sans doute la chanson qui a assuré son fonds de commerce discographique. D'ailleurs, comme beaucoup, je résiste difficilement au timbre de sa voix sur cet air-là.
Les photos glamour datant de cette époque (années trente et quarante) ont des éclairages particulièrement sophistiqués, nimbant les peaux et les chevelures claires d'une lumière vaporeuse, sans compter que la dame avait des exigences particulières dans ce domaine. Mais entre l'idée du dessin et le résultat lui-même, il y a toujours la crainte de ne pas trouver la bonne photo dont on aimerait s'inspirer, comme cela s'est produit ici, d'autant que sur l'image dont je me suis servi, l'effet de halo est malheureusement renforcé par le flou de sa mauvaise définition.

Guillaume > Ce que tu as écrit au sujet des cheveux et du visage correspond très bien à l'image que Marlène Dietrich donnait d'elle-même. A cela, il faut ajouter la mode de l'époque en matière de photographie glamour qui, poussée à l'extrème comme ce fut souvent le cas, donnait au visage de Marlène Dietrich l'allure d'un masque, presque d'un schéma.

Mr Loulou, Francky > Merci beaucoup.

Maëster > L'enjeu pleut moins, en effet, bien que mes premiers essais se soient soldés par un "berk" bien fade. Ton commentaire à présent, si j'osais, fond ce terne "berk" dans un grand "ouf" de soulagement. Merci beaucoup, cher Maëster.

Stéphanie > Ce que tu as écrit me touche d'autant plus que c'est un visage que j'ai eu beaucoup de mal à approcher, et que je tenterai de revisiter plus tard, dans une version un peu plus âgée (ou, en tout cas, sous un autre angle de vue).

Grand > Il n'y a plus guère de traits dans ce dessin, finalement, tant la lumière a réduit les volumes à leur plus simple expression dans la recherche de l'épure qui caractérise cette période de la photographie de portraits féminins, et dont l'actrice savait jouer. Aussi, travailler en valeurs plus qu'au trait constitue un bon exercice de trames, surtout lorsqu'il faut parvenir à des nuances très claires.

Denis > Merci, Denis. L'essentiel se trouvait évidemment sur la photo avant que j'entreprenne le dessin, le but étant de chercher à ne pas trahir le modèle.

Charles > Parler d'un don à un Coquelet c'est très drôle, non ?

CharlieM > Si on n'y prend garde, les bavures du stylo sont fréquentes, en effet. Du reste, cet instrument n'a pas non plus été conçu pour servir d'outil de dessin. Par conséquent, il faut travailler avec des vieux chiffons à proximité, du buvard ou du papier absorbant, et y glisser la bille aussi souvent que possible pour la nettoyer. Et ça devient très vite un réflexe.
Merci pour ton commentaire qui me touche.

Bodard > Merci, cher Christophe, pour ce commentaire à travers lequel on constate que rien n'a échappé à ton coup d'œil. La géométrisation est moins une volonté de réaliser un effet particulier que le seul moyen d'obtenir le résultat voulu, eu égard à l'échelle du dessin.

Stephan > J'ignore s'il y aura d'autres vidéos, car ça suppose une organisation assez contraignante malgré des moyens de prise de vues très légers. Celle qui se trouve en ligne (ICI) a été réalisée pour satisfaire la curiosité des visiteurs, mais il n'est pas certain que renouveler l'expérience apporterait plus d'information ou de meilleurs arguments sur le sujet, si ce n'est faire durer le spectacle. On verra...

Poussinaute a dit…

Je suis sous le choc de l'émotion !
Je ne rajouterai pas grand chose à tout ce qui a déjà été dit.
Tu es bêtement MAGISTRAL !

Stephan a dit…

Personnellement je ne me lasse pas de regarder la vidéo sur Tolstoï. J'aurais même préféré qu'elle soit diffusée en temps réel. Effectivement ça ne serait que pour faire durer le spectacle d'une technique hallucinante et donc de prolonger ce grand plaisir que nous prenons à visiter votre site.

theb a dit…

Essentiel et magnifique mon cher Thierry.

Larkéo a dit…

Le regard mat, méprisant et froid de la dame me glace, car extrêmement bien rendus ma foi !

Thierry a dit…

Poussinaute > Voilà qui me touche beaucoup. Puisque tu aimes la chanson et la musique en général, il est possible de voir et écouter son interprétation de Lili Marleen ICI. Même en version anglaise, elle vaut le détour...

Stephan > Je n'ai pas dit que je n'en referai pas. Il faut trouver le temps de s'y remettre (c'est ce qui me manque le plus).

Theb > Merci.

Larkéo > Le regard mat est dû à l'ombre des faux cils qu'elle porte et à la lumière verticale qui le masque. Mais il est vrai que sa beauté provenait aussi de la fascination que produisait la froideur énigmatique de son regard.

olivier a dit…

Im-pre-ssio-nant !