lundi 5 avril 2010

Danielle Darrieux

Danielle DarrieuxOn dit de mai qu'il est le mois de Marie. Octobre lui va pourtant si bien.

Danielle Darrieux dans Marie-Octobre - Stylo bille sur papier, couleurs numériques
Danielle Darrieux in Marie-Octobre - Ballpoint pen on paper, digital colors


L'ami Charles Da Costa s'est également plongé dans l'ambiance de ce film crépusculaire. Qu'on se le dise, sa version de Danielle Darrieux vaut le détour.

26 commentaires:

Guillaume Néel a dit…

Y'en a qui se passent le mot.
Et quand c'est pour cette réussite là...
Un regard captivant et merveilleux, une douceur et une sensibilité superbement retranscrite.
Encore bravo à toi.

Ardalia a dit…

Après lui avoir rajouté mentalement quelques rides, je l'ai bien reconnue. Ces grands yeux ni vraiment innocents, ni vraiment pénétrants, aussi fermés que s'il avaient été noirs...

Jeff a dit…

On se lève tous pour Danielle. Cheveux le crier haut et fort : pour les mèches, vous êtes au poil. Non mais quelle finesse, quel volume ! C'est étonnant, on croirait sentir, du regard, le grain de la peau et la douceur des lèvres. Chapeau, mais de quelle planète êtes-vous ?

cali rezo a dit…

oh, magnifique !! j'en reste sans mots...

Nelson Santos a dit…

Super travail Thierry je n'ai pas truver la stylo bille Pillot içi en Portugal tu connaitre un site dont vendre la même?

Denis a dit…

Waouh, quel regard expressif et quel travail dans le rendu de la coiffure... Et très belle demoiselle malgré la déformation du visage.

galien a dit…

Quel Vie dans ce regard ! Superbe !
Et ce travail des cheveux !

marilo a dit…

C'est un plaisir de retrouver cette grande dame du cinéma, dans ce magnifique rôle...Un plaisir aussi de pouvoir comparer deux techniques de noir et blanc en visitant le blog du Grand Charles ( et je ne parle pas de DE Gaulle, hein!)
Je reste sidérée de voir ce qu'on peut faire avec un stylo à bille!!!
Formidable!

Thierry a dit…

Guillaume > La surprise est toujours que, partant d'un même visage, on arrive à des résultats si différents malgré des points communs évidents. C'est très instructif, et je ne me lasse pas d'apprendre.

Ardalia > Outre qu'elle les porte très bien et qu'elles renforcent son sourire lumineux, les rides, finalement, ne lui sont venues que fort tard.
J'aime beaucoup cette phrase parlant des yeux aussi fermés que s'ils avaient été noirs : il y a de cette détermination-là dans le rôle de Marie-Octobre.

Jeff > Le grain de la peau est tout de même moins perceptible dans ce dessin car Danielle Darrieux semble avoir une peau particulièrement lisse et fine. Le maquillage et l'éclairage renforcent cet effet (du moins pour la scène dont la photo qui m'a inspirée a été extraite). Si c'est une chance pour la comédienne, c'est une épreuve pour le dessineux, car quand bien même le stylo bille permet d'aller très loin dans les gammes de nuances, c'est un véritable casse-tête quand elles sont aussi claires.
Enfin, si cela peut te rassurer, je suis de la planète qui apprécie la douceur des lèvres.

Cali > Merci, chère et talentueuse artiste !

Nelson > Je t'ai répondu par email aujourd'hui même.

Denis > Elle a certainement gagné en coiffure ce que j'ai perdu en cheveux pour la dessiner. Quant à la beauté du modèle, outre son talent, c'est un fait.

Galien > Je dirais même plus : quel regard, et quelle vie !

Marilo > Héhé ! Parler du Grand Charles à propos de notre Da Costa préféré me convient très bien, surtout que son talent est au moins à la mesure de ce qu'il toise.
Par ailleurs, Maëster manie l'art du style haut depuis fort longtemps ; Jean-Marc Borot s'y est essayé avec bonheur et force talent selon une technique assez proche de celle-ci. Si tant est que ce soit nécessaire, voilà qui démontre les possibilités qu'offre un outil aussi rudimentaire (n'ayant pas été conçu pour ce genre d'usage). Et puis, au moins, c'est une réponse toute faite à ceux qui prétendraient qu'on ne touche pas une bille.

FreZ a dit…

Damn'd ! Elle est vraiment très belle. Je lui trouve un visage à faire du cinéma. Je la verrais en effet très bien héroïne de dessin animé. J'adorerais...

BODARD a dit…

Sublime.

Jean-Marc Borot a dit…

Très belle.
Et quelles paupières !

Francky a dit…

Quelle finesse et quelle douceur !!! Outre ta technique qui est pour moi un truc incompréhensible la déformation du visage me laisse sans voix. il est très difficile de dessiner les jolies femmes mais de déformer à ce point sans les enlaidir tiens de la performance. Chapeau Bas.
Je vais de ce pas chercher une deuxième claque chez Da Costa.

theb a dit…

Quelle lumière dans les yeux ! Une de tes plus fines et subtiles caricatures...

Julieta a dit…

Ce portrait est au moins aussi beau que le modèle original, et rend hommage à sa beauté. J'aime beaucoup l'expression que tu lui as donné. C'est le genre de regard qui est troublant car justement on arrive pas à cerner ce qu'elle pense ou ce qu'elle ressent. Et comme ça a déjà été dit, cette maîtrise des bouclettes :)! Ce qui est super enfin, et c'est que j'aime beaucoup chez Pixar par exemple, c'est qu'elle reste très belle malgré la déformation dû à la caricature... Bravo ^^!

Lunaba a dit…

quelle douceur dans ce regard là :)

Lunaba a dit…

*un brin de muguet*

Poussinaute a dit…

Je salue au passage la pureté quI se dégage de ce dessin tout en lui ôtant volontairement la rondeur du visage.
Cette raideur suggérée résonne en moi comme la droiture de cette grande dame.
Sincèrement, bravo !

Grand a dit…

Délicatement balèze.
Bravo Thierry!

olivier a dit…

Bon binh j'en rajoute une couche , c'est pas original mais c'est sincère :) SUPERBE !!!

Thierry a dit…

FreZ > Moi itou !

Bodard, Grand, Olivier, Poussinaute > Merci beaucoup, chers amis.

Jean-Marc Borot > Les grandes paupières surmontées d'arcades soucilières finement dessinées sont assez caractéristiques du cinéma des années quarante à soixante (peut-être un peu avant aussi). On trouve ça également, mais sous une autre forme, dans la peinture et la sculpture des XVIIème et XVIIIème siècles. Quand une comédienne, aujourd'hui, a de grands yeux et de belles paupières (et qui en joue), on n'est jamais très loin d'évoquer son côté glamour, en référence à cet âge d'or.

Francky, Theb > Il n'est jamais facile d'aborder les beaux visages au point que la crainte de les abîmer l'emporte souvent sur l'exagération nécessaire. C'est sans doute ce qui s'est passé ici où, me semble-t-il avec le recul, on sent plus de déférence envers le modèle que dans d'autres caricatures. Une certaine timidité, dirons-nous. Cette caricature est un essai intéressant, mais plus suffisant. Il y aura sans doute une autre tentative un de ces jours.

Julieta > Sur la photo qui m'a servi de modèle, l'expression de son regard correspond bien à la description que tu en fais. Voilà qui me rassure sur ce point.

Lunaba > Un brin de muguet ? Mai absolument !

Guillaume Néel a dit…

En étudiant ton travail sur la déformation du visage de quelques unes des femme que tu as caricaturé, comme Danielle ici ou Cali, tu m'as permis de pallier à une problématique qui m'interpelait depuis plusieurs années. Lorsqu'en animation, je croque en direct un visage de jeune fille aux traits moins gracieux ou moins féminin que la normal, j'ai toujours cette appréhension de faire du mal ou de décevoir cette personne (qui se situe souvent dans une période délicate de construction du Moi et du Sur-Moi) sur la représentation qu'elle se fait d'elle-même. En épurant la ligne de visage comme tu sais si bien le faire, cela règle grandement le litige du "suis-je là pour faire plaisir" ou " suis-je là pour être incisif".
Merci à toi et à ta vision !!

stephan a dit…

Le visage radieux de Darrieux.
Il fonce les zones d'ombre (stylo) bille en tête.
Jamais caricature féminine n'aura été aussi respectueuse de son sujet. Je n'avais pas vu une telle maitrise depuis Mulatier.
Vous êtes avec Charles de très grands artistes.
Chapeaux bas.
A quand une exposition?
A quand un recueil de vos oeuvres magistrales?

Thierry a dit…

Guillaume > Le sujet que tu abordes ne manque pas d'intérêt. Toutefois, n'étant pas sollicité pour de telles animations, je ne me sens pas le mieux placé pour te répondre. Le travail d'atelier a en effet ceci de confortable que les modèles choisis ont tout leur temps, ce qui tombe bien car moi aussi. En outre, s'ils ne m'adressent aucun compliment, ils ne me font pas de reproche non plus.
Faire la caricature d'anonymes venus se prêter au jeu en public me paraît être une performance comportant les risques que tu as bien résumés. Mais indépendamment de la beauté ou non du modèle telle que tu la perçois, de son âge, de sa sensibilité, il est possible que le résultat d'une caricature ne plaise pas à l'intéressé malgré les qualités du dessin, soit parce que le modèle a une idée différente de ce que pourrait être sa caricature, soit parce que la réaction du public, ayant l'avantage sur le modèle de voir ce que tu dessines, peut l'influencer tout en risquant, dans le même temps, de te faire douter.
De ce point de vue, je ne pense pas que la façon dont je dessine puisse t'être d'une grande utilité, car je ne représente que ce que je vois, et d'après des clichés qu'un photographe, en son temps, a préalablement pris soin de mettre en scène (cadrage, maquillage, éclairage...). C'est ainsi qu'un visage lisse (j'exclue volontairement toute idée d'âge ou de beauté) semble plus épuré qu'un visage dont les reliefs offrent plus d'aspérités au dessin. Il n'y a pas moins de détails : ils sont seulement moins visibles par la nature même du modèle, et les choix du photographe pour ses prises de vues. En somme, je ne fais pas de discrimination entre les visages au moment où je prends le crayon. Si le résultat différe à l'arrivée entre tel et tel dessin, c'est plus surement à cause des difficultés rencontrées en cours de route et qui m'ont empêché d'aboutir au résultat voulu (c'est souvent le cas).
Le problème que les séances publiques de caricatures me posent (peut-être à tort) c'est leur côté fin de banquet où l'on exhibe les numéros des convives les plus hardis en se disant qu'on va bien rigoler parce qu'on est venus pour ça. Il y a toujours les modèles volontaires, ces exhibitionnistes de kermesses prêts à n'importe quoi pourvu qu'on s'amuse ; les victimes désignées qu'on pousse un peu sur la scène pour rire et glousser à leurs dépends, et toute la palette du genre humain entre les deux (on peut me trouver caricatural ou pas, mais pour ce qui est des fins de banquets, je connais). Faire la part des choses est difficile. Le public veut se marrer, tandis que les dessinateurs, eux, et en dépit de leur talent (autant que de leur courage) me semblent être un peu les dindons de la farce. Faire un dessin honnête dans ces conditions peut alors relever de la supercherie.
C'est pourquoi, lorsque des questions telles que "suis-je là pour faire plaisir ?" ou "suis-je là pour être incisif ?" te viennent à l'esprit, c'est peut-être moins une remise en cause de ton aptitude à dessiner que de ta présence même au sein de cette manifestation-là.
Bien des caricaturistes vivent pourtant ainsi de leur art. Ce serait donc plutôt à eux, forts de leur expérience, de te répondre sur ce sujet et t'apporter des arguments contradictoires aux miens. Échappant à ce genre de situation (mon statut n'étant que celui de dessinateur du dimanche), le mieux serait donc de consulter leurs travaux et entrer en contact avec eux. Je ne doute pas qu'ils t'en apprendront bien plus que je ne saurai le faire sur l'art de l'ellipse caricaturale en temps réel, et à usage de bouée de secours quand elle s'impose.

Thierry a dit…

Stephan > Le costume de Mulatier que vous avez la gentillesse de me prêter est vraiment trop grand pour moi, cher Stephan. Il n'y a ni exposition ni recueil prévus à ce jour, mais en revanche j'aimerais vraiment que ce soit le cas pour l'ami Charles qui le mérite grandement.

Stephan a dit…

Je pense la même chose de l'ami Charles. Je lui ai dit d'ailleurs de vive voix lors d'un séjour à Nantes. J'avais même évoqué la possibilité d'un expo commune de vos œuvres à tout les deux. Votre travail (vous et Charles) mérite largement une ou des expos ainsi que de nombreux ouvrages. Pour ma part je ne me lasse pas de me perdre dans les trais de crayon/stylo/peinture de vos œuvres respectives, comme je le faisais, et comme je le fais encore dans les réalisations de Mulatier.
Je renouvelle le propos de mon précédant post : j'ai rarement vu autant de grâce dans une caricature. Je vous félicite également pour les sujets choisis plus rarement abordés pars les autres dessinateurs.
Serait-il possible de savoir où vous avez trouvé la photo d'origine? Ou éventuellement de me l'envoyer par mail si c'était possible?!