mercredi 9 novembre 2011

André Malraux

André MalrauxEntrez, mâle héros, dans la foire où y hâlent et luisent deux vils marins qu'on laisse boire, aussi fiers et forts, les cons, qu'errant à pas chaloupés au milieu des allées. C'est là qu'on dit « si on nous mène en bateau de la sorte, on ne nous y reprendra pas ».

André Malraux - Crayon et stylo-bille sur papier, couleur numérique
André Malraux - Pencil and ballpoint pen on paper, digital color

11 commentaires:

BOD' a dit…

Tu le sais j'adore tes proportions tête-mains-corps. Et si maintenant tu caricatures aussi les pieds et les chaussures... allez, à la semelle prochaine.

francky a dit…

Superbe ! J'adore le "coté graphique" du costume et en plus il y a les pieds, quel panard ! Mais je reste toujours impressionné par la délicatesse des gris clairs (notamment sur le front). Un grand Bravo une fois de plus. J'aimerais bien un petit receuil de caricatures Coqueletiesque pour noël, vas-tu chercher un éditeur un jour ?

galien a dit…

Très jolie personnification des mains et quel regard intense !

Guillaume Néel a dit…

Elle est géniale !!
J'en ai Malraux joues tellement la baffe est énorme.
On est vernis comme ses chaussures, car outre le plein pied, nous laissant découvrir pieds et mains dans une grande stylisation, tu nous livre une mise en scène laissant reposer dans son regard (aussi profond que désabusé) tout le poids de la condition humaine.
Nul doute cette caricature rentre dans le panthéon des caricatures.
Je donnerai cher pour l'avoir en carte postal sur mon bureau (l'affiche serait trop grande à mon grand désarroi).

Un petit plus dans ton travail sur le tramage plus léger entre la veste et le pantalon, créant comme un flou focal d'ouverture, donnant de la profondeur et permettant anatomiquement cette pose.

theb a dit…

Ce qui m'épate toujours dans tes images, c'est la façon dont les choses sont posées, qui dégage une force et une maîtrise sans doute due (en plus du talent) à un énorme travail de préparation méticuleuse. Tes caricatures sont une essence distillée, saisissante et merveilleuse.

FreZ a dit…

Vraiment extra, du crâne aux chaussures, ton homme qui chiait plus vite que son ombre. Je me souviens qu'il avait l'habitue de dire "Entre ici et là, j'en moule un". Ça a été repris, mais pas entièrement je crois, dans un certain discours... :D

AMBre a dit…

Très fort ! Quel regard pénétrant !
Bravo pour la composition.
Bises, Thierry et bon long week-end.

Tony Lewis a dit…

Beautifully constructed ,Excellent.

Thierry a dit…

Bod' > Il y aurait pourtant encore bien des choses à régler, notamment quelques proportions et une certaine symétrie du corps, dont celle des mains en particulier (et puis les chaussures, et puis...). Merci, néanmoins, de tes commentaires dont je ne peux me lacet.

Francky > J'aurais aimé avoir plus de temps pour travailler les gris, surtout pour mieux rendre toutes les nuances de ce front aux allures de ciel d'orage.

Galien > Il aurait été difficile de passer à côté d'un tel regard. Je crois d'ailleurs me souvenir qu'au moment de la mort de Malraux, un journal avait illustré sa nécrologie avec juste un dessin de ses yeux. L'ai-je rêvé ?

Guillaume > Point de baffe car, encore eut-il fallu que je l'administre (de la culture), je ne me le permettrai pas. C'est juste un croquis, Guillaume.

Thierry a dit…

FreZ > Figure-toi que la même idée m'est venue à l'esprit lorsque le dessin se limitait encore à la tête et aux épaules (la chaine d'une antique chasse-d'eau, en arrière-plan, suffisait alors à faire comprendre la situation). Mais, comme tu le vois, cette idée n'a pas fait preuve d'une grande... résistance.

AMBre > Sur les photos, il a souvent ce drôle de regard qu'on retrouve chez les magiciens de cabarets pratiquant l'hypnose. Merci beaucoup.

Tony > I thank you very much.

WALTER TOSCANO a dit…

great caricature, Thierry!!!