mercredi 5 mai 2010

Pierre Larquey

Pierre LarqueyIl fut toujours au top à ce jeu fait d'élégante ironie, mais l'encore beau Larquey, qu'on imagine modeste, dirait peut-être que le costume y est pour beaucoup. Certes, on peut louer le costume, néanmoins est-ce vraiment que là ça sent l'habit tant vanté, hein ?

Pierre Larquey - Stylo bille sur papier
Pierre Larquey - Ballpoint pen on paper

15 commentaires:

FreZ a dit…

Il a pris tant de visages dans tant de films que j'aurais été bien en peine de l'identifier comme trait d'union entre chaque.

N'empêche, plus de 50 ans de carrière... Au moment de la discussion sur la réforme des retraites, c'est un message que tu nous envoies ? :D

Francky a dit…

Une fois de plus je reste coi (comme disait le corbeau) devant une tel maîtrise. Un petit truc me gène tout de même dans le regard mais je ne sais pas coâaa (encore le corbeau), mais c'est vraiment pour chipoter. Bravo MOonsieur !

Guillaume Néel a dit…

Voilà un personnage bien compliqué auquel tu t'es attaqué tant dans les différents rôles dans lesquels il jouait, il pouvait changer de visage. Par rapport à la photo tiré du film "le rendez-vous des oiseaux", je trouve que tu as rendu une excellente copie ou tu retranscris à merveille, ce regard sourcils tombés, yeux grands ouverts (alors qu'il est représenté généralement yeux plissés, paupières un peu tombantes), ainsi que le volume de son visage.
Belle mise en avant de cet éclairage si particulier que seuls les films d'antan montraient sur les gros plans.
Et puis ce traitement graphique avec cette patte que nul autre ne possède me sidère tout le temps. On navigue avec le grain photo et la gravure. D'ailleurs t'y es tu déjà essayé ?
En tous cas Bien le bravo.

Stephan a dit…

Personnage que je ne connais pas. Sans doute croisé au détour d'une diffusion télévisuelle. Et pourtant ce visage me parait si familier. J'avais eu le même effet avec le Genscher de Mulatier : un visage inconnu et malgré tout le regard reste fixé sur celui-ci. La caricature et la qualité du dessin se suffisent à elles mêmes. Merci de m'avoir fait découvrir ce visage si particulier.

Lunaba a dit…

il incarnait la truculence de ce cinéma des années 40-50 :)
Le regard espiègle de Monsieur Coccinelle :)

Jeff a dit…

C'est tout pourri. Caca. Pas beau l'avion.
(Je n'en pense pas un mot mais dans ce concert d'éloges, je me disais qu'une volée de reproches constituerait une pause bienvenue. J'aime particulièrement le reflet sur les mèches en haut du crâne).
Sinon, c'est vraiment raté... :-)

JFK a dit…

Ne me rappelant pas spontanément de Pierre Larquey, j'ai fais une petite recherche sur le net et y ai trouvé la photo qui a très certainement servie pour réaliser cette remarquable caricature. Ce qui m'a permis d'apprécier toute l'intelligence de l'artiste dans ses choix. C'est un travail magnifique. Bravo et merci, c'est un vrai régal pour les yeux.

Thierry a dit…

FreZ > Aucun rapport avec la réforme des retraites (je n'y avais pas songé le moins du monde) mais juste, comme tu t'en doutes, parce que j'apprécie le comédien.

Francky > Un petit truc dans le regard ? C'est possible... Voilà qui m'apprendra à travailler sur des dessins trop petits.

Guillaume > A vrai dire, je n'ai guère vu de caricatures de Larquey jusqu'à présent, donc j'ignore si, en effet, il est souvent représenté avec les yeux plissés.
Quant au traitement graphique, notamment le grain de l'image dont tu parles, c'est juste le résultat d'un dessin plus petit que d'habitude que j'ai été obligé d'agrandir pour les besoins de la publication. De fait, la trame du dessin est nettement plus visible.
Enfin, pour répondre à ta question, je suis un piètre photographe et n'ai pas eu l'occasion de m'essayer à la gravure. En revanche, j'ai beaucoup exploré l'œuvre de Doré (pas Julien) qui m'a certainement beaucoup inspiré à une époque et continue, moins consciemment pour moi aujourd'hui, à distiller ses effets.

Stephan, JFK > Larquey était un second rôle très populaire du cinéma français. Son rôle du docteur Vorzet dans Le Corbeau est l'un des plus mémorables. Merci beaucoup pour vos commentaires.

Lunaba > Je ne connais malheureusement pas Monsieur Coccinelle, mais je suis entièrement d'accord avec toi pour ce qui concerne l'espièglerie naturelle de son regard.

Jeff > Héhé ! Il y en a pour tout l'égout. Toutefois, étant donné la matière de ce qui constitue cette volée, ne m'en veuillez pas si, par prudence, je m'éloigne un peu. Merci, néanmoins (la prochaine caricature ne sera pas le célèbre Fields, dont les initiales W.C. risqueraient de vous donner des idées...).

Francky a dit…

héhé, c'était une blague au sujet du regard. Mais c'est un peu énervant de n'avoir que des compliments à faire. Je vois que Jeff (posté après) a le même désarroi. Bravo! même en petit.

Poussinaute a dit…

Toujours dans l'originalité, mon cher Thierry. Et cela fait tellement de bien de voir aussi des têtes qui font partie de l'"inconscient télévisuel et cinématographique" mais que tu nous ressors comme cela, des têtes sur lesquelles d'autres ne s'étaient pas attardés avant toi.
Merci et bravo.

BODARD a dit…

Il est vrai que désormais quand on dit "Larqué" beaucoup pensent à Jean-Michel (tout-à-fait... Thierry !), tout comme Corneille est un chanteur ou Picasso une voiture, mais les amoureux du vrai cinéma seront comblés par cette caricature : elle est ma-gni-fique et techniquement trés aboutie. Le fond et sa lumière me comblent. Juste merci et bravo.

Jean-Marc Borot a dit…

Waouh.
Comme bien d'autres, j'aurai été bien incapable de nommer cet acteur, et pourtant oui, sa tête, on la connait !
Remarquable caricature à mon avis.
Souvent, les commentaires soulignent l'excellence technique de ton travail, et pas assez la qualité de tes caricatures à proprement parler : en loccurence tes choix de déformations, leur pertinence et le niveau d'exagération.
C'est toujours très fort, et celui ci tout particulièrement.

Maëster a dit…

Comme je l'écrivais précédemment avant d'être brutalement censuré par une bête machine (si ce n'est pas le cas, inutile d'itérer ce doublon), en regardant tes caricatures, on entend parler les personnages... C'est troublant.

Devant tant de talent en roue libre, on se demande comment te Fresnay sans te jeter des Pierre.

Grand a dit…

Je me joint (entre autre) à l'ami Borot concernant la pertinence de tes déformations faciales, toujours finement étudiées et percutantes foutant une seconde baffe après ton tour de main "stylo-billaire" habilement impressionnant qui me laisse toujours autant sur le c...

Thierry a dit…

Francky > J'avais bien compris. Cela dit, je ne cherche pas non plus à faire de ce blog une banque de superlatifs.

Poussinaute > Il faut tout de même considérer qu'à moins d'être cinéphile (ce que je n'ai pas la prétention de devenir), Pierre Larquey n'est plus un visage très connu de nos jours. J'apprécie son jeu, sa présence à l'écran, comme c'était le cas pour beaucoup de seconds rôles à l'époque.

Bodard > J'ai simplifié le fond en essayant de garder un peu de l'ambiance de la photo dont je me suis inspiré, tout à fait caractéristique des films de cette période-là. Merci beaucoup.

Jean-Marc, Grand > Je vous remercie d'évoquer la pertinence ou le niveau d'exagération, car c'est un point que j'ai bien du mal à évaluer si ce n'est en lisant les commentaires qui en parlent. Pour ma part, j'aimerais toujours aller plus loin.

Maëster > La voix de Larquey était assez caractéristique pour qu'on la retienne facilement. Et à propos de Fresnay, avec lequel il a joué dans Le Corbeau, cette célèbre réplique de Vorzet, interprété par Larquey justement, m'est revenue souvent à l'oreille lorsque je faisais ce dessin : Vous croyez que les gens sont tout bon ou tout mauvais, vous croyez que le bien c’est la lumière et que l’ombre c’est le mal. Mais où est l’ombre ? Où est la lumière ? Où est la frontière du mal ? Savez-vous si vous êtes du bon ou du mauvais côté ?
Merci, cher Maëster, pour l'agréable tintement de ton compliment.